La kiné respiratoire

Bon nombre d’enfants présentant une affection respiratoire peuvent, lors d’une consultation médicale, bénéficier de séances de kinésithérapie.

Quelles maladies peuvent être traitées?

    Au sens le plus large, toutes les affections qui engendrent une toux grasse (dite toux productive),

    les maladies infantiles comme la rougeole,

    la coqueluche

    la varicelle

    les maladies virales ou bactériennes.

Elles commencent le plus souvent par un encombrement des voies aériennes supérieures (nez, pharynx… les fameuses rhino-pharyngites), puis par une toux et un encombrement du poumon.

Les bronchioles, bronchites asthmatiformes, bronchopathies aiguës dyspnéïsantes sont en fait une seule et même maladie qui se développe le plus souvent chez les petits de moins de 20 mois.

D’autres affections moins communes, comme les pleurésies ou les séquelles de chirurgie thoracique, peuvent aussi profiter de la kinésithérapie respiratoire.

Quels enfants peuvent en bénéficier ?

Tous, y compris les prématurés. Plus les bébés sont petits, plus les actes de kinésithérapie doivent être savamment dosés : en effet, les tout-petits ne peuvent pas se nourrir (téter ou prendre le biberon) si leur nez est bouché. Or une perte de poids de 10% est déjà inquiétante.

C’est pourquoi la kinésithérapie respiratoire s’attachera à désencombrer le poumon, mais aussi les voies respiratoires supérieures.

Que fait le kinésithérapeute?

Par des pressions thoraciques rythmées sur la respiration du petit, ou avec l’assistance participative des plus grands, le kinésithérapeute accélère le flux respiratoire, qui entraîne avec lui les secrétions.

L’image d’un projectile dans une sarbacane correspond assez bien à ce qui se fait dans les premières divisions bronchiques. Dans les petites bronches, c’est l’effet “tube dentifrice” qui se rapproche des mécanismes mis en cause.

Chez les petits qui ne savent pas tousser et cracher sur commande, le kinésithérapeute appuie sur le cou (la trachée) pour déclencher le réflexe de toux et sous le menton pour les empêcher d’avaler. Ne soyez pas surpris(e) de voir votre bébé pleurer, tousser et cracher sous l’œil satisfait du kinésithérapeute qui voit ses efforts couronnés de succès.

Si le nez est encombré (ce que vérifie toujours le kinésithérapeute), par des reniflements successifs, une toux provoquée et un appui sous le menton, vous assisterez au désencombrement des voies aériennes supérieures (ce qui est préférable aux aspirations normales qui irritent parfois au point de faire saigner et de rendre la muqueuse nasale définitivement fragile).

Combien de temps dure la séance ?

Tant que le jeune patient est encombré, le kinésithérapeute s’évertue à le désencombrer, la fatigue du bébé représentant alors la limite à ce travail.

Si le jeune patient doit subir des séances, il ne faut pas le faire boire ou manger 2-3 heures avant afin qu’il ne vomisse pas.

La kinésithérapie respiratoire est-elle dangereuse ?

Non, dans la mesure où elle est exécutée par des praticiens qui connaissent bien le traitement. Ils se regroupent au sein d’une association de kinésithérapie respiratoire :

L’association pour l’études, la recherche et la prévention
en kinésithérapie respiratoire, cardiaque et vasculaire
41bis, rue Linois, Paris 75015
Tel : 01-40-59-43-95

JOEL BARTHE M.C.M.K.

Responsable du service de kinésithérapie respiratoire à l’hôpital Necker Enfants Malades